Pierre CLERC, arboriculteur

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Jersey-Mac, Delbard  Estivale, Akame, Royal Gala, ce sont quelques variétés de pommes parmi les dizaines que Pierre CLERC livre à l’AMAP du Thor chaque semaine.  

 

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Cet arboriculteur Thorois de 42 ans a plusieurs cordes à son arc. Fils et petit-fils de producteurs installés sur le même  domaine depuis six générations il a dévié vers la pharmacie qu’il a pratiquée quelques années avant de revenir à temps plein vers ses arbres. C’est un temps plein multiplié par 2 qu’il doit assurer pour mener à bien taille, éclaircissage, traitement et cueillette tout au long de l’année.

 

L’exploitation couvre 35 hectares. 12 hectares plantés en pommiers, 10 en vignes, 3,5 en pruniers et 1 hectare en pêchers.

 

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En bio depuis 10 ans il stocke et commercialise directement ses produits auprès des AMAP et des distributeurs BIO.

Une petite partie est transformée en aliments pour bébé au nord de l’Europe via une entreprise ardéchoise puis drômoise. 

 

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La mise en fruit d’un arbre fruitier diffère d’une espèce à l’autre. En moyenne c’est à 5 ans qu’un arbre commence à vraiment donner. Mais gare aux prédateurs !  Les «  bêtes noires » de Pierre cette année : la tavelure et le carpocapse.  

La tavelure est causée par un méchant champignon qui macule les pommes de petites taches brunes et les crevasse.

Le carpocapse est un papillon en apparence inoffensif  qui pond sur les pommiers au printemps. Les petites chenilles roses pénètreront rapidement dans les fruits laissant un minuscule orifice apparent mais creusant une galerie jusqu’au centre du fruit. Alors si un jour vous croquez dans une jolie, très jolie pomme vous aurez peut-être affaire à une perfide au cœur noir. Rassurez-vous. Elle est toujours consommable en compote ou confiture.

 

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Pour limiter les dégâts occasionnés par ces indésirables il est nécessaire de s’en protéger. Si le souffre et le cuivre font toujours recette pour les traitements la « confusion sexuelle » a fait son apparition depuis quelques années : les phéromones  femelles essaient de leurrer le papillon mâle limitant ainsi leur reproduction.

Mais l’ancien pharmacien est en perpétuelle cogitation. Pour enrichir son biotope il fait paître des moutons dans les rangs de fruitiers. Ils y mangent les feuilles tombées. Il envisage d’y mettre des poulettes qui picoreront les fruits véreux freinant ainsi le renouvellement des carpocapses.

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 Alors ? La poule est-elle l’avenir de la pomme ?